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Maximiser la vente de votre entreprise

8 décembre 2014
Catégorie :  Articles

Pour tirer le maximum de la vente de votre entreprise, vous devez d’abord tenter d’obtenir le prix de vente le plus élevé possible, ce qui nécessite une préparation appropriée ainsi qu’une bonne stratégie de négociation. Ensuite, il faut planifier la transaction sur le plan fiscal, de façon à minimiser les impacts fiscaux lors du transfert de l’entreprise. Combinez ces différentes approches et vous mettrez toutes les chances de votre côté pour réaliser une transaction intéressante.

 
Maximiser le prix de vente de votre entreprise

Préparation

La vente d’une entreprise se planifie plusieurs années à l’avance. En règle générale, vous devez disposer d’un délai d’au moins trois à cinq ans. Vous aurez ainsi le temps nécessaire pour valoriser votre entreprise. Le manque de planification est d’ailleurs l’une des causes les plus importantes d’échec lors des transferts d’entreprise. Plusieurs facteurs peuvent influencer la valeur d’une entreprise. Déterminer ces éléments et travailler à les optimiser vous permettra d’en augmenter la valeur et d’obtenir le prix de vente désiré.

Des employés compétents

« La qualité du management en place et la compétence des employés sont des éléments importants pour un acheteur et peuvent augmenter le prix de vente de votre entreprise », soulève Marcel Bergeron, associé de la firme FBL, comptables professionnels agréés. Une équipe de gestion solide permet notamment de diminuer les risques d’affaires pour l’acheteur.

La rentabilité

La rentabilité ayant un lien direct avec le prix de vente de votre entreprise,  vous avez tout avantage à en hausser la profitabilité. Il faut donc maximiser chacun des secteurs de votre entreprise et analyser la pertinence des divisions moins rentables. Si ces dernières ne constituent pas des secteurs stratégiques ou ne soutiennent pas vos activités plus profitables, envisagez d’en disposer. De plus, il est préférable de conserver dans l’entreprise uniquement les éléments d’actif nécessaires aux opérations et d’éliminer les éléments d’actif excédentaires. « Avant d’entamer des négociations avec des acheteurs potentiels, assurez-vous de réduire votre fonds de roulement afin qu’il soit représentatif des besoins réels de l’exploitation de l’entreprise », précise M. Bergeron.

Régler vos litiges

Qu’il s’agisse de poursuites légales, de conformité sur le plan environnemental ou de toute autre situation qui pourrait être problématique pour un acheteur, vous avez tout intérêt à les résoudre avant d’amorcer le processus de transfert d’entreprise.

Négociation

Une démarche d’évaluation est pertinente, notamment pour obtenir un point de départ à la négociation du prix de vente, et constitue une base pour entamer votre processus de valorisation. « Une évaluation annuelle peut s’avérer très profitable afin de déterminer l’impact de vos diverses démarches sur la valeur de votre entreprise », souligne Marie-Lou Thibodeau, évaluatrice en entreprise, associée chez FBL. Dans le cadre d’une négociation, l’acheteur potentiel ne considérera pas uniquement vos résultats. Il tiendra également compte de votre bilan. Une entreprise présentant une bonne situation financière est une société qui a de la valeur pour un acquéreur potentiel ! 

Afin d’être en mesure d’élever le prix le plus possible, vous pourriez envisager de soumettre le coût à des conditions relatives à la performance de l’entreprise. En effet, une clause d’indexation sur les bénéfices futurs (earn-out) pourrait vous permettre d’obtenir une prime sur le prix initial selon l’atteinte de certains résultats. Offrir de financer une partie de la transaction grâce à un solde de prix de vente pourrait également vous permettre d’en tirer un montant plus élevé. Vous pourrez être plus exigeant envers l’acheteur, car cela lui évitera notamment des démarches auprès des institutions financières.

Minimiser votre charge fiscale

Privilégier une vente d’actions plutôt qu’une vente d’actifs

Si toutes les conditions sont réunies, le vendeur pourra profiter d’une exonération d’impôt sur les premiers 800 000 $ de gain réalisé sur ses actions. Un tel avantage fiscal n’est pas permis si l’acheteur acquiert plutôt les actifs de la société.

Multiplier l’exonération du gain en capital

Un propriétaire insouciant ne sera pas structuré adéquatement pour se prévaloir d’une exonération d’impôt lors de la vente de ses actions. Un entrepreneur prévoyant, pour sa part, aura effectué les démarches nécessaires afin que soient remplies toutes les conditions lui permettant d’exonérer une partie de son gain en capital sur la vente de ses actions. Un propriétaire très prévoyant pourra non seulement profiter de son exonération, mais il profitera d’une structure lui permettant de multiplier le montant de cette exonération. En effet, la détention d’actions par l’intermédiaire d’une fiducie familiale peut permettre aux membres de la famille du vendeur d’utiliser leur solde d’exonération du gain en capital.

Une bonne préparation, une négociation bien menée et une bonne situation fiscale sont les trois conditions gagnantes pour tirer le maximum de la vente de votre entreprise. Une combinaison de ces trois éléments vous permettra d’obtenir les meilleurs résultats !

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