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D’entrepreneur à investisseur

8 décembre 2014
Catégorie :  Articles

Tout au long de votre vie active d’entrepreneur, vous vous êtes assuré que votre entreprise soit une réussite en mettant en place une bonne planification, que ce soit sur le plan financier, fiscal ou légal.

Après la vente de votre entreprise, vos besoins seront différents, mais votre retraite exigera tout autant de planification. Vous devrez préserver votre patrimoine et vous assurer d’avoir suffisamment de revenus pour maintenir, jusqu’à votre décès, un niveau de vie à la hauteur de vos attentes.

Vous devez déterminer d’où proviendront vos revenus maintenant que vous avez cessé de travailler et d’exploiter votre entreprise. En effet, vos revenus de retraite peuvent  provenir de différentes sources et vous devez les déterminer. Avez-vous une société de gestion dont vous pourriez recevoir des dividendes ou faire racheter graduellement des actions ? Avez-vous des REER ? Avez-vous d’autres économies ou biens personnels générateurs de revenus ? Selon la source de revenu, les incidences fiscales peuvent être bien différentes. Donc, la fiscalité demeure un élément important à considérer dans le cadre de votre planification personnelle.

 
Devriez-vous en premier retirer des fonds de vos REER ou recevoir des dividendes de votre société de gestion ?

Puisque les revenus de dividendes bénéficient d’un traitement fiscal plus avantageux que les retraits de REER, qui constituent du revenu ordinaire, il est généralement plus intéressant de recevoir d’abord des liquidités provenant de votre société de gestion. « Il est habituellement préférable de liquider d’abord les placements détenus dans votre société, car les revenus générés dans votre REER sont à l’abri de l’impôt, contrairement à ceux générés par la société dont les taux s’élèvent à 23 % pour un gain en capital, à 33 % pour un dividende, et à 47 % pour un revenu d’intérêt », précise Robin Tétreault, CPA auditeur, CA, D.E.S.S. Fisc., associé.

Devriez-vous commencer à encaisser vos rentes de la Régie des rentes du Québec (RRQ) ?

Vous pouvez commencer à encaisser votre rente de retraite à partir de 60 ans. Toutefois, il est avantageux de repousser l’âge de la demande. En effet, des rentes bonifiées sont prévues pour les retraités qui les recevront entre 65 et 70 ans, et des pénalités sont infligées aux contribuables qui les réclament avant 65 ans. Différents éléments doivent être pris en considération afin de déterminer l’âge idéal pour encaisser vos rentes, dont votre état de santé et votre espérance de vie.

Afin de réduire l’impôt à payer, il est également possible dans certaines circonstances de demander la division de la rente de retraite entre les deux conjoints.

Pouvez-vous profiter du fractionnement de revenus ?

Vous pouvez faire le choix, dans certaines circonstances, de fractionner votre revenu de pension admissible avec votre conjoint. Ce fractionnement est utile dans certaines situations afin de diminuer l’impôt du couple. Toutefois, seulement certains revenus de pension et de rentes sont admissibles à cette stratégie.

Par ailleurs, si vous profitiez déjà des avantages d’une fiducie familiale discrétionnaire, la vente de votre entreprise ne signifie pas nécessairement la fin de celle-ci. Vous pourriez toujours utiliser cet outil pour fractionner du revenu avec les membres majeurs de votre famille si votre structure est adéquate.

 
Avez-vous toujours besoin d’assurance vie ?

Maintenant que vous êtes à la retraite, il est pertinent de réévaluer votre besoin d’assurance vie. En avez-vous toujours besoin pour protéger vos proches et assurer le maintien de leur niveau de vie à la suite de votre décès ? Devriez-vous diminuer votre couverture ? Sachez que l’assurance vie peut également constituer un bon outil de placement et permettre d’optimiser votre revenu de retraite en plaçant des fonds à l’abri de l’impôt.


Avez-vous toujours besoin d’une structure d’entreprise complexe ?

Maintenant que vos besoins sont différents, la structure d’entreprise qui avait été mise en place lors de l’exploitation de votre société pourrait ne plus être nécessaire ni profitable. Il peut donc être opportun de réévaluer votre situation et de conserver uniquement les éléments essentiels.

 
Pouvez-vous réduire votre passif successoral ?

Au décès, tout contribuable est réputé avoir disposé de ses biens. Ainsi, un impôt au décès doit être payé sur la plus-value des biens détenus à ce moment par le contribuable. « Les actions que vous détenez dans une société de gestion y sont notamment assujetties et le montant d’impôt s’y rattachant peut être considérable. Il est donc important de réduire votre passif successoral, par un rachat d’actions par exemple, et ainsi de minimiser les impacts fiscaux au décès », soulève Alain Turcotte, CPA, auditeur, CA, M.Fisc., associé.

 
Vos volontés testamentaires sont-elles adaptées à votre nouvelle situation ?

Assurez-vous que votre testament soit à jour et qu’il reflète toujours vos volontés en regard de votre situation actuelle. Il doit être harmonisé aux réorganisations effectuées dans le cadre de la vente de votre entreprise et en fonction de vos actifs actuels. Un mandat d’inaptitude prévoyant à l’avance qui prendra soin de votre personne (santé) et verra à la gestion de vos biens (finances) en cas d’inaptitude peut également être un élément important dans le cadre de votre planification.

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